ENTRÉE EN VIGUEUR DE L’INCITATIF À L’ACHAT D’UNE PREMIÈRE PROPRIÉTÉ

Entrée en vigueur de l’Incitatif à l’achat d’une première propriété

Emilie Tremblay le 03 septembre à 15:30 l'Actualité

Lundi entrait en vigueur la nouvelle mesure du gouvernement canadien visant à alléger le fardeau financier des premiers acheteurs.

Rappelons que l’Incitatif à l’achat d’une propriété est un prêt hypothécaire sans intérêts qui vise à réduire les versements mensuels lors de l’achat d’une première propriété.

Le programme vise les acheteurs dont le revenu annuel est de 120 000 $ et moins, mais le prêt hypothécaire doit être d’un maximum de quatre fois le revenu annuel du ménage. Ils peuvent donc obtenir, pour l’achat d’une maison existante, un incitatif de 5 % de la valeur de la propriété et, pour l’achat d’une maison neuve, un incitatif de 5 % ou 10 %.

Par exemple, les acheteurs d’une maison existante dont la valeur est de 200 000 $ peuvent obtenir, avec une mise de fonds de 10 000 $, un prêt hypothécaire d’un peu plus de 197 600 $, avec un versement mensuel de 989 $. En ajoutant l’incitatif de 10 000 $ à la mise de fonds, ils ont plutôt un prêt hypothécaire de 174 760 $, baissant donc leurs mensualités à 875 $, une économie mensuelle de 114 $.

Remboursement 25 ans

Les acheteurs doivent cependant rembourser ce prêt lors de la vente de la propriété ou, au plus tard, après 25 ans.

Selon Alexandra Mendès, députée de Brossard-Saint-Lambert, il est de plus en plus difficile pour les jeunes familles d’accéder à la propriété, notamment dans Brossard-Saint-Lambert alors que le prix des maisons a considérablement augmenté dans les dernières années.

En effet, Saint-Lambert a vu la valeur de ses propriétés hausser de 11,1 % de 2014 à 2017.Quant au prix médian des propriétés unifamiliales à Brossard, il a augmenté à 395 000 $ dans les cinq premiers mois de 2018, ce qui équivaut à 45 000 $ de plus que durant l'année 2017.

Mesure pour les jeunes et pour la mixité

L’objectif principal de cette mesure est donc d’aider les jeunes, mais également de s’assurer de la mixité sociale dans les différents quartiers de sa circonscription.

« C’est sûr que si vous offrez dans un quartier que des maisons à un demi-million et plus, il va y manquer toute une partie de la population », a-t-elle affirmé.

Par 18503